MONTER UN PROJET QUI A DU SENS: MATHIEU ET MATHILDE NOUS PRÉSENTENT LE PADDLE-PADDLE CHARITY PROJECT

 

Le Paddle-Paddle Charity Project est un projet inspirant créé par Mathieu. Passionné de surf et de voyage, il décide de fonder une association ayant pour but d’éduquer sur la protection de l’environnement tout en promouvant l’accès à l’éducation grâce à la pratique du surf. Plus récemment, Mathilde a rejoint l’aventure en tant que chef de projet et photographe. Mathieu et Mathilde vont donc nous faire partager leur vision du travail, leurs valeurs et comment ils arrivent à concilier vie professionnelle et réalisation de missions afin de faire vivre leur projet.

Bonne lecture 🙂

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Salut Mathieu et Mathilde, vous pouvez vous présenter ?

Mathieu – Salut ! J’ai 30 ans, je viens d’Angers, je suis rédacteur indépendant et sur mon temps libre je chapeaute les activités de Paddle-paddle. On peut me trouver à travailler un peu partout, surtout à des endroits où il y a des vagues. Un peu comme Margaux que j’ai rencontrée à Bali. 

Mathilde – J’ai 25 ans et je viens du sud de la France. Je me suis lancée en tant que photographe freelance il y a 2 ans. Après des études de psychologie et d’anthropologie, je suis revenue à mes premières passions que sont la photo et le voyage.

Mathieu, tu as monté le projet Paddle-Paddle charity project, comment t’es venue l’idée et l’envie de mêler aspect environnemental et caritatif ?

Le surf est un sport qui pollue énormément. De par la composition des équipements, mais aussi la manière dont on les utilise. Avec sa dimension éducative, la protection de l’environnement est dans l’ADN de Paddle-paddle depuis le tout début. Je trouve ces deux dimensions particulièrement complémentaires, elles ont donc bien trouvé leur place dans l’association.

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Quels sont les objectifs du Paddle-Paddle charity project ?

MathieuIl y a un objectif global qui est d’éveiller les consciences en passant par le surf. Les objectifs changent ensuite selon les pays et les besoins sur place, tout en se concentrant autour de l’éducation et la protection de l’environnement. En Colombie par exemple, nous avons travaillé sur la consommation de plastique et les problèmes que cela engendre. Nous avons aussi parlé des métiers du surf et des multiples enjeux pour l’avenir. Et bien d’autres choses !

MathildeEt pour ce qui est de la France, en collectant et rénovant du matériel de surf, on permet aussi aux pratiquants de s’intéresser à l’impact écologique de ce sport et ainsi peut-être de changer leur rapport à celui-ci.

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Mathilde, tu as rejoins l’aventure il y a quelques mois en tant que photographe et chef de projet. Pourquoi ce projet a-t-il pris autant de place dans ton quotidien ?

Je pense avoir trouvé dans Paddle-paddle un moyen de combiner plusieurs de mes passions comme la photo, le surf et le voyage, tout en apportant mon aide et en étant utile pour une cause qui me tient à coeur. J’aime aussi l’idée d’apporter des planches aux jeunes, que ça leur permette de pratiquer un sport et leur offre pourquoi pas de nouvelles perspectives d’avenir. J’aime voir l’impact de l’association et sa communauté grandir de jour en jour.

Comment est-ce qu’on peut vous aider et soutenir le projet ?

 MathieuLe plus simple pour tout le monde reste de nous suivre sur les réseaux sociaux. Nous essayons vraiment de créer une communauté autour du projet et souhaitons la mobiliser pour tous les bénéfices que cela implique. Les surfeurs et surfeuses peuvent nous faire don de matériel et les autres nous soutenir financièrement. Nos missions sont en très grande partie financées sur nos fonds perso. La réparation et le transport des planches coûtent cher et c’est précisément à ça que sert l’argent que nous collectons. 

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Comment vous organisez-vous aujourd’hui entre vos missions et Paddle-Paddle charity project ?

Mathieu – J’ai la chance d’avoir deux clients réguliers qui me laissent suffisamment de temps pour travailler sur Paddle-paddle. Ils sont au courant de nos aventures aux quatre coins du monde, cela ne les dérange absolument pas, bien au contraire. Aussi, quand j’ai du temps libre, je réactive Malt. Tout le monde n’est pas fan, mais j’adore cette plateforme, elle est parfaite pour moi.

Mathilde – Nous essayons d’organiser les missions de Paddle-paddle bien à l’avance, on peut ainsi prévenir nos clients des jours où on ne sera pas disponibles. Mes missions sont souvent ponctuelles et en s’organisant bien, on peut tout à fait associer les deux.

Ce projet influence-t-il votre philosophie de vie et nourrit-il votre vision de l’entrepreneuriat et du future of work ?

MathieuOui bien sûr, une fois sur le terrain, on apprend énormément de choses. On se confronte à d’autres réalités et cela nous éclaire sur beaucoup de sujets au quotidien. Plus largement, Paddle-paddle a aussi beaucoup fait évoluer notre rapport au travail. Paddle-paddle nous permet d’ouvrir beaucoup de portes, qui sont souvent les mêmes que dans une entreprise. Quand je regarde le monde de l’entrepreneuriat aujourd’hui, je me dis que Paddle-paddle, en tant qu’association bien en phase avec son époque, va avoir toute sa place dans le fameux monde d’après. Dans lequel, les entreprises sociales auront un rôle important à jouer. Je suis persuadé que les associations tireront bénéfice de cette évolution et qu’en ce qui nous concerne, étant à la tête de notre projet associatif, nous serons bien placés pour écrire le futur du travail. 

Mathilde Pour ma part, j’ai vraiment senti un tournant dans mon travail en commençant les missions avec Paddle-paddle. La première en Colombie a changé beaucoup de choses quant à la tournure que je souhaitais donner à mon futur travail de photographe. Capturer des instants authentiques de vie et de joie, ça n’a pas de prix. Je souhaite que mon travail ait du sens et c’est toute la beauté de notre asso, c’est qu’elle redonne, selon moi, beaucoup de sens aux relations humaines. Elle engage à l’entraide, au partage interindividuel ou culturel. Elle nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes et à comprendre que si on veut, on peut.

Quels conseils donneriez-vous à des néo-freelances et entrepreneurs qui auraient envie de lancer un projet qui apporte du sens à leur quotidien ?

Mathieu Et bien que s’ils ne trouvent pas d’idée ou de voie dans laquelle s’engager, ils peuvent toujours la créer. Ça a été le cas pour moi. J’ai pris tout ce que je préférais au monde, je l’ai mis dans une association et ça a fait Paddle-paddle. Seul au début, on ne fait pas grand-chose certes, mais c’est hyper excitant de se dire que tout le projet est entre tes mains. Je pense ensuite qu’il faut bien s’entourer, viser petit et célébrer toutes les petites victoires. Voilà comment naît un projet qui a du sens, en le construisant de A à Z.

Mathilde – Je leur conseillerais aussi de se créer un bon réseau et d’essayer au maximum de faire parler de leur projet. De ne pas baisser les bras, car vous aurez beaucoup d’obstacles sur la route. Vous n’imaginez pas le nombre de problèmes auxquels on a dû faire face pour la mission en Colombie, notamment les planches que l’on a dû faire venir du Vénézuela à la dernière minute, ou le vol du passeport de Mathieu 3 jours avant le départ. Et enfin de se dire qu’il va falloir y croire beaucoup tout seul avant de pouvoir convaincre tout le monde

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Le mot de la fin ?

MathieuChanger une vie c’est déjà énorme. Si chacun s’engage à s’occuper et se concentrer sur au moins un truc qui cloche dans le monde, ça devrait aller vite beaucoup mieux.

MathildeTout à fait d’accord. Et j’ajouterais que rien n’est impossible à qui s’en donne les moyens et y croit.

 

Pour soutenir le Paddle-paddle charity project, tu peux te rendre sur le site internet, compte Instagram ou encore le Facebook de l’association. Pour réaliser un don, ça se passe ici.

Tu peux aussi contacter Mathieu via son site internet ou compte Instagram. En ce qui concerne Mathilde, tu pourras retrouver son travail sur son compte Instagram ou  site internet.

 

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