Remoters.io vous trouve le logement idéal pour télétravailler depuis 200 destinations ! Rencontre avec Damien Corchias, co-fondateur

Remoters.io semble répondre au plus grand dilemme des digital nomades : trouver dans chaque destination le logement idéalement placé, au bon prix, et sans mauvaise surprise côté connexion WiFi. Exit les “je bookes pour 3 jours et si ça fonctionne, je rallonge” avec les risques que le reste du séjour soit déjà booké au moment de l’arrivée… bref : remoters.io nous change la vie ! On a rencontré Damien Corchias, co-fondateur du projet, qui nous en explique la genèse, le fonctionnement et puis surtout, qui partage avec nous sa vision du tourisme couplé aux nouvelles dynamiques du future of work. 

Hello Damien, ravie de te recevoir pour ce second opus des entrepreneurs du future of work ! Peux-tu commencer par te présenter ?

Je m’appelle Damien Corchia, j’ai 35 ans. J’ai travaillé à peu près toute ma carrière dans le secteur du voyage, jusqu’à l’arrivée du Covid. Comme beaucoup d’entre nous, je me suis posé plein de questions sur mes choix de vie personnels et professionnels.

Je fais partie de ceux qui ont découvert la vie de digital nomad, au Mexique, à ce moment-là. Je me suis vite rendu compte que c’était une bien meilleure manière de voyager que le tourisme traditionnel. C’est à ce moment qu’est né le projet Remoters.

Tu as co-fondé Remoters.io : explique-nous un peu le concept !

Le concept c’est d’avoir un réseau de correspondants francophones basés dans toutes les destinations les plus demandées à travers le monde.

Par exemple, si tu veux aller vivre à Barcelone, on te met en relation avec Charlotte, notre correspondante sur place. Elle y vit depuis 3 ans, elle connaît donc très bien la ville et la région. Grâce au listing des hébergements recensés par nos soins, grâce à nos partenaires, et à son expertise du marché local, elle va pouvoir proposer aux remoters (nos clients) des logements adaptés à leurs besoins et surtout à leurs envies. Sa connaissance du marché local nous offre une marge de négo plus élevée, et donc des tarifs moins chers que les autres plateformes. En plus, elle pourra aussi donner des conseils sur les meilleurs restaus du quartier, les bars, la loc de voiture… Seule contrainte : partir plus d’un mois, et moins d’un an.

 

Comment l’idée t’est-elle venue ?

En fait quand les gens cherchent un logement pour des durées de quelques mois, c’est TOUJOURS galère.

Airbnb est souvent cher, les solutions locales (comme les agences immobilières) restent obscures pour les néophytes, etc. Je pense que tu connais le problème !

On s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de solution miracle à ce problème. Trouver des bons plans à Miami, c’est très différent de trouver des bons plans à Chiang Mai ou à Tulum.

Chaque destination a ses particularités. Parfois, cela varie même d’un quartier à l’autre !

On pense que la seule solution c’est de comprendre parfaitement chaque marché local, connaître tous les petits tuyaux, avoir un réseau de fournisseurs à destination avec qui négocier etc.

Le plus naturel était donc de recentrer le business sur des échanges humains, en faisant appel à des correspondants partout dans le monde.

L’aspect communautaire ET local de Remoters.io est super innovant. Comment avez-vous réussi à fédérer tous ces correspondants ? Quelle est leur typologie et leur intérêt dans le projet ?

Il n’y a pas de profil-type, c’est plutôt “venez comme vous êtes”.

Généralement nos correspondants ont déjà un job, et ils travaillent pour Remoters en complément, environ 1 à 2 heures par jour. C’est un joli complément de revenus.

Le recrutement est étonnamment facile. En fait, au-delà de l’aspect financier, les correspondants sont très contents de partager leurs connaissances, et d’aider des “petits nouveaux” qui vont venir s’installer quelques mois dans leur ville.

 

D’expérience, c’est vrai que c’est une vraie galère de trouver un logement bien placé, avec une bonne connexion WiFi et à un tarif intéressant ! Votre proposition vient cocher toutes les cases : c’est un soulagement pour vos clients ?

Oui, il y a un vrai stress chez les clients au moment de chercher un logement. Quand ils partent une semaine en vacances, ils peuvent prendre le risque de se tromper.

Mais quand il s’agit de partir plusieurs mois, surtout dans un contexte où il va falloir travailler, leur niveau d’exigence augmente beaucoup.

Parler avec nos correspondants les rassure sur le fait qu’ils ne vont pas faire de grosse erreur concernant le logement lui-même, ou sa localisation.

Je trouve que votre solution répond à deux besoins qu’on a en tant que nomade : trouver un logement adapté à nos besoins mais aussi avoir un contact de confiance sur place. Clients et correspondants tissent-ils des liens plus approfondis ?

Oui bien-sûr ! Chez Remoters on ne communique que sur l’hébergement. D’ailleurs on ne se rémunère que sur les réservations de logement.

Mais il y a plein d’autres échanges informels et gratuits qui se passent entre nos clients et nos correspondants. En plus ils ont souvent un peu le même profil, à peu près le même âge, les mêmes centres d’intérêt…

 

Remoters.io montre bien à quel point le secteur du tourisme est en train de se métamorphoser autour des nouveaux modes de travail. Comment penses-tu que l’industrie va évoluer dans les dix années à venir ? Constates-tu des entreprises en train de pivoter ?

Oui, on voit de nombreuses initiatives qui se lancent partout dans le monde.

Il y a de plus en plus de colivings par exemple, alors que ça n’existait presque pas il y a seulement 5 ans.

Chez Remoters on voit tout ça d’un très bon œil : le marché de ces voyages à moyen et long-terme grossira d’autant plus vite si de nombreux nouveaux projets apparaissent, et que chacun d’entre eux communique pour inciter les gens à mixer voyage et travail.

Vous vantez les mérites d’un mode de vie nomade, avec un accès facilité aux quatre coins de la planète. N’as-tu pas peur que les problématiques climatiques viennent freiner la croissance de Remoters.io à terme ?

Nos clients prennent l’avion, notre solution n’est donc pas parfaite d’un point de vue environnemental.

Mais ce qui est encore pire, c’est de prendre l’avion pour passer une semaine dans un all-inclusive en République Dominicaine, puis de prendre un autre avion le mois suivant pour passer 2 jours à Rome.

Les voyages courts, le fast-tourism, doivent être éradiqués.

Et pour réussir à faire ça il faut le remplacer par un usage encore plus attirant pour les gens, moins consommateur de ressources. On pense que si cela devenait la norme de voyager pour des durées longues, on aurait déjà fait un grand pas dans la bonne direction.

D’ailleurs, nous avons lancé une newsletter (déjà 10 numéros) consacrée au slow travel et au télétravail à l’étranger. L’un de nos collaborateurs y raconte sa vie de Digital Nomad et partage ses astuces, conseils et réflexions sur ce mode de vie.

 

Les entreprises vous contactent-elles pour envoyer leurs salariés télétravailler à l’étranger ?

A l’heure actuelle (février 2022), ce n’est pas encore le cas. Mais c’est évidemment un sujet sur lequel on va se pencher. Avec l’évolution du salariat et le basculement évident vers un mode de travail en remote partiel (voire full remote), on ne peut pas passer à côté.

Penses-tu que ce type d’expérience va devenir la norme ?

Oui, parce que le télétravail continue de progresser, et que les gens veulent en profiter pour découvrir le monde.

C’est difficile de faire des prévisions chiffrées sur un usage très récent comme celui-là, mais l’ordre de grandeur des études les plus sérieuses (dont une faite par Airbnb), démontre que le voyage longue durée sera un marché aussi gros que celui des séjours de courte durée, d’ici 5 à 10 ans.

 

Pour en savoir plus sur leur activité, on vous invite à les suivre sur leurs réseaux sociaux :

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