Capitaliser sur les synergies du collectif pour construire ses projets entrepreneuriaux : le témoignage de Lola avec Mentawaï

Lola Ambrogi – Fondatrice de Mentawaï – Crédit photo PressLib

Lola a 27 ans. Freelance en relations presse et community management, elle lance en 2019 la marque Mentawaï Shop depuis Bali. Elle nous explique comme les synergies du collectif lui ont permis de faire naître la marque et plus largement, à quel point la communauté est stratégique dans un projet d’entrepreneuriat nomade.

Peux-tu te présenter rapidement toi et ton métier ?

Je m’appelle Lola Ambrogi, j’ai 27 ans, je suis originaire du sud-ouest de la France en free-lance depuis 4 ans. Je suis addict des voyages et de la découverte de nouveaux pays et de nouvelles cultures. J’ai tendance à être hyperactive dans la vie de tous les jours, ce qui explique sûrement ma double casquette dans ma vie professionnelle.

En effet, je suis fondatrice de la marque Mentawaï Shop depuis maintenant un an. C’est une marque de maillot de bain et de textile à l’ambiance tropicale pour les amoureux de la plage comme moi. Je gère la marque dans son ensemble, des designs à la gestion de la production, le marketing, la communication ainsi que la gestion du site web.

D’un autre côté je suis aussi freelance en communication depuis 4 ans, je m’occupe essentiellement de la relation presse et de la gestion des réseaux sociaux de mes clients.

 

 

Avant de devenir digital nomade, quel a été ton parcours et le déclencheur pour te lancer dans ce nouveau mode de vie ?

J’ai d’abord fait une licence de droit, que j’ai d’ailleurs beaucoup aimé. Je pensais mon chemin tout tracé dans ce milieu ! Puis grâce à ma licence de droit j’ai commencé à bosser en tant que journaliste sportive (pas de lien haha) et j’ai découvert le monde de la relation presse, gestion des partenariats, gestion des réseaux sociaux… Le monde de la communication quoi ! Et j’ai adoré ! J’ai décidé de faire un master en école de communication et relation presse dans le but de devenir chargée de communication dans un club de sport pro. Les choses se passent rarement comme prévu durant les études, mon chemin croise celui d’une freelance et là c’était comme une évidence : je voulais faire ça !

Je pouvais être « libre ». Et la liberté est vraiment le mot qui me définit parfaitement. J’ai besoin d’être libre de manière générale, d’autant plus que que ce mode de vie est compatible avec ma passion du voyage. Tous les feux étaient au vert, alors j’ai foncé !

 

Tu enchaînes les destinations variées entre l’Australie, l’Afrique ou l’Asie. Comment choisis-tu tes destinations, qu’y recherches-tu et combien de temps restes-tu dans un pays en général ?

J’ai une liste de pays que je souhaite visiter comme beaucoup, mais je ne sais pas pourquoi je ne la respecte pas ! Je pars en fonction d’une opportunité ou d’un coup de tête, et je me retrouve souvent dans des pays auxquels je n’avais jamais pensé. Comme la Chine par exemple.

Je ne recherche rien en particulier quand je pars dans un pays, je me laisse guider par la culture et la vie du pays. Ne s’attendre à rien et ne rien rechercher me permet de ne jamais être déçu dans un endroit, de saisir plus d’opportunités sur place et de s’imprégner au maximum de la culture locale.

À l’inverse, j’évite les lieux trop touristiques, avec les grandes infrastructures. Ne soyons pas trop généraliste ça dépend du pays, par exemple Canggu à Bali est un lieu touristique qui grouille de personne, mais l’énergie sur place m’y fait me sentir bien, donc j’aime rester là-bas.

 

Tu es donc RP à la base, et tu t’es lancée à Bali dans un “side project” qui a très vite pris une grande place dans ta vie professionnelle. Comment passe-t-on de freelance à entrepreneur ?

C’est une bonne question à laquelle je n’ai pas vraiment la réponse haha. Je suis de nature à foncer, si j’ai une idée en tête je le fais et on verra ce que ça donne. C’est une qualité comme un défaut ! C’est exactement ce qui s’est passé avec Mentawaï. J’ai mis en place le projet sans me mettre de pression et sans réaliser qu’il verrait le jour aussi rapidement.

Pour moi, un freelance c’est déjà entrepreneur. Les responsabilités sont similaires. Bosser avec des partenaires ou des clients, gérer sa comptabilité, avoir pour objectif de vivre de son boulot… dans les deux cas, une bonne organisation et beaucoup d’énergie sont nécessaires. On est soumis aux mêmes « up and downs » en tant que freelance ou entrepreneur. Je pense que l’essence est la même.

 

Qu’est-ce qui te plaît dans l’entrepreneuriat plus que dans le freelancing ?

Question compliquée. Je dirais le fait de pouvoir tenir mes créations dans les mains et de les voir sur d’autres personnes. Je ne réalise toujours pas, je trouve ça fou ! Il y a un aspect plus concret que mes prestations de RP ou CM. On voit directement un produit fini, c’est satisfaisant.

 

Parles-nous un peu de Mentawaï, de tes envies et ambitions avec ce projet !

J’avoue qu’il est difficile de se fixer des projets et de voir trop loin et trop grand en 2021 avec la Covid. Alors je dirais que la collection été 2021 remporte le même succès que celle de 2020.
Je vais aussi commencer à préparer doucement l’hiver et me laisser guider par les opportunités qui se présenteront à moi. Mais le mot d’ordre pour cette année c’est : doucement, mais sûrement.

 

Le Hub Nomade a joué un rôle important dans la construction progressive de Mentawaï : Comment cela s’est-il mis en place ? Quelles sont les personnes du Hub qui t’ont aidé et comment ? Quelle expérience en as-tu retirée ?

J’ai rencontré Margaux à Bali, qui m’a beaucoup apporté dans mon projet et ma vie perso. On a longuement discuté du projet et c’est même grâce à elle que j’ai trouvé mon atelier, et beaucoup d’autres choses.

J’ai aussi beaucoup parlé avec Alexa qui est passionnée de mode et de business en général. Elle m’a donné des conseils, a supporté mes craintes durant de longues conversations autour d’un verre. C’est grâce à Alexa que j’ai trouvé ma superbe égérie Maï, que j’ai rencontré aussi grâce à Margaux et qui est membre au Hub a gentiment accepté d’être le modèle pour les photos. Le Hub m’a également permis de rencontrer Clara (styliste) avec qui je vais bosser sur les prochaines collections.

De façon plus générale, les membres du Hub Nomade ont soutenu et partagé mon projet lors de son lancement et cela fait chaud au cœur. En faisant le bilan, je savais que Margaux était pour beaucoup dans la réussite de mon projet mais je n’avais pas réalisé à quel point les membres du Hub y avaient contribué.

C’est dingue de voir une telle synergie autour des projets lancés par les membres du collectif de manière générale.

 

Crédits photo : Noémie Kreitlow

En quoi s’entourer de gens qui partagent ton mode de vie, ta vision et tes valeurs est-il important pour faire avancer tes projets ?

Je pense que tout le monde a besoin de s’entourer de personnes ayant des valeurs similaires pour avancer de façon sereine et saine. C’est important de pouvoir partager ses joies, ses craintes et ses peines sans pudeur avec des gens qui vous comprennent.

 

Conseillerai-tu à d’autres entrepreneurs de solliciter l’aide d’un collectif d’indépendants comme boîte à outils de compétences ?

Plus que le conseiller je le recommanderais ! Ça me paraît indispensable dans sa vie d’indépendant d’être entouré, c’est un peu paradoxal. On a toujours à apprendre de quelqu’un et de ses expériences et on a aussi beaucoup à apprendre aux autres.

Un collectif c’est la clé pour rester à la page, pour rester motivé, pour partager ses doutes, et pour maintenir une vie sociale.

 

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